sociofinancement

Qu’est-ce que le sociofinancement?

Sociofinancement, financement collectif, financement participatif, crowfunding… peu importe le terme employé cela ramène à la même réalité. Il y a deux grands concepts : d’une part, le financement et de l’autre, le côté participatif.

En gros, on lance un appel à la communauté afin que les gens intéressés participent financièrement à la réalisation d’un projet. Donc, au lieu de passer par les institutions bancaires pour aller chercher les fonds nécessaires au lancement d’une entreprise ou d’un projet. C’est aussi utilisé dans le modèle communautaire et même pour des athlètes qui ont besoin d’amasser des fonds pour réaliser leurs objectifs.

En ce moment, le concept est plus populaire que jamais. On a tous entendu parler d’histoire à succès. Oui, le financement participatif est une bonne façon d’aller chercher l’argent nécessaire au lancement d’un projet. Toutefois, ce n’est pas magique et ce ne sont pas tous les projets qui parviennent à atteindre leur objectif.

Les personnes-clés d’une campagne

  • Le porteur de projet : celui qui lance le projet et qui doit amasser les fonds nécessaires à sa réalisation.
  • Le contributeur: l’investisseur en quelques sortes. En échange de sa participation financière, il reçoit une contrepartie déterminée par la valeur de son engagement financier.

Qu’est-ce qu’un bon projet?

Ce n’est pas parce que vous avez lancé une campagne que les clients potentiels vont arriver en masse et vous inonder d’argent. Il y a bien sûr de bonnes pratiques (nous y reviendrons), mais il y a surtout des types de projets qui vont soulever davantage d’adhésion que d’autres.

On a tendance à croire qu’un bon projet est un projet d’envergure. Ce n’est pas vrai du tout. En fait, pour obtenir du succès, le projet doit susciter l’engagement. Et pour cela, il faut que le projet réponde aux besoins du public et soulève son adhésion.

Il faut d’abord être sûr que le projet est suffisamment mature. Lancer un projet trop tôt, alors que le concept n’est pas assez bien défini est la meilleure façon de se casser la gueule.

  • Il faut que le projet soit clair. Comme cela vous pouvez l’expliquer aux clients potentiels et bien leur vendre ses particularités. N’oubliez pas que le sociofinancement est autant une activité de financement que de communication. C’est souvent votre premier contact avec votre public potentiel… et vous n’avez qu’une chance de faire bonne impression.
  • Il faut que le projet soit précis. Les gens ne veulent pas investir dans une campagne de financement global. Ils veulent s’engager pour un nouveau produit ou un événement et non pour ce que vous faites déjà.

4 avantages financiers du sociofinancement

Oui, on fait une campagne de sociofinancement pour amasser des fonds. Par contre, ce type de campagne a beaucoup d’avantages collatéraux qu’on aurait tord de sous-estimer.

  • C’est plus simple que de faire une demande de financement classique. Comme mentionné plus tôt, l’un n’empêche pas l’autre. Il est toujours bon d’avoir différentes sources de financement. Si on choisit d’aller vers le sociofinancement plutôt qu’une demande de subvention ou une demande de prêt, cela implique moins de paperasses (formulaire, rapport, étude de marché, prévision financière, etc.). De plus, il est souvent difficile (voire impossible) d’obtenir du financement si vous n’avez pas encore de ventes ou d’actifs. Par contre, cela ne dispense pas de rédaction pour autant. Il faut prévoir plusieurs textes, images et vidéos pour bien vendre le projet.
  • Accès à un financement rapide. Sitôt la campagne terminée, vous avez accès à votre financement (une fois que la plateforme a prélevé son pourcentage), ce qui vous permet de lancer le projet immédiatement. De plus, il ne s’agit pas d’un prêt, donc il n’y a pas de frais d’intérêt comme avec d’autres sources de financement.
  • Cela donne de la crédibilité au projet. Si vous optez pour un financement mixte, l’argent amassé lors de la campagne de sociofinancement peut servir de levier pour convaincre les investisseurs du sérieux et de l’intérêt de votre projet. En effet, c’est toujours plus facile d’obtenir de l’argent quand on en a déjà!
  • Cela permet aussi d’aller chercher une contribution financière avant que le projet soit lancé ou complètement réalisé.

3 avantages non-financiers du sociofinancement

  • Cela permet de se construire une banque de client. En effet, au-delà du soutien financier, les contributeurs vous donnent aussi leurs coordonnées. Vous avez donc une liste d’individus qui s’intéressent à votre domaine qui pourra être ajouté à votre infolettre ou votre liste de clients.
  • Cela permet de faire la promotion de votre entreprise. En effet, lors d’une campagne de financement, on produit beaucoup de contenu qui circule dans différents milieux. Cela fait parler de l’entreprise et assure son rayonnement.
  • Cela permet de diminuer le nombre d’intermédiaires entre l’entreprise et le client tout en validant l’intérêt du public pour le nouveau produit/service. En fait, c’est presque une étude de marché en soi. Bon, ce n’est pas une étude exhaustive, mais cela permet au moins de s’assurer qu’il y a un intérêt pour son produit/service et ça, ça n’a pas de prix.

Deux limites au sociofinancement

Par contre, tel que mentionné plus tôt, il n’y a rien de magique. Si c’était le modèle parfait et facile, tout le monde le ferait.

  • Il y a un risque que l’objectif ne soit pas atteint. Cela peut entraîner un sentiment d’échec et même amener une remise en question du projet. Ce n’est pas une situation amusante, mais cela fait partie des risques de ce mode de financement. Par contre, si on y pense bien, c’est la même chose avec toutes les formes de financement. Si je vais devant une institution avec mon plan d’affaires, je n’ai aucune garantie que je vais obtenir du financement.
  • Plus votre réseau est petit, moins les résultats seront grands. Ce n’est pas toujours vrai. Il arrive qu’un projet obscur gagne en popularité à cause d’un influenceur qui le découvre par hasard. Mais, règle générale, c’est votre réseau qui va permettre le rayonnement de votre projet. S’il est petit, vous ne pouvez voir trop grand. Par contre, d’une campagne à l’autre, votre réseau devrait grandir et les résultats devraient suivre.

Deux autres éléments dont il faut tenir compte

  • La méfiance : La pratique est encore récente. Plusieurs personnes ne sont pas à l’aise de faire un paiement électronique. Il y a des questions, des doutes. C’est votre responsabilité de bien expliquer les règles du jeu et d’offrir des moyens de paiements alternatifs. Par exemple, vous pourriez participer à un événement et prendre les paiements sur place. Accepter les paiements par chèque par la poste, voire même par carte de crédit. À vous d’être le plus accommodant possible.
  • Un succès peut se transformer en échec si on ne prévoit pas bien ses coûts (que ce soit les coûts de création de produit ou les coûts d’achat et d’envoi des différentes contreparties). Il faut aussi tenir compte des dépenses publicitaires, des frais de transaction et des frais liés à la plateforme. Si nos calculs ne sont pas bons au départ, on peut se retrouver avec un produit populaire… mais qui sera développé à perte.
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